top of page

Le Temps des Ombres

Tome II : La Compagnie du Loup Gris

Voici un résumé détaillé du tome II, pour vous aider à reprendre directement la lecture du tome III

Résumé

Charles VI, dit Le Fol, a signé le Traité de Troyes par lequel il cède le royaume de France à l’Angleterre et déshérite son fils, le dauphin.
Au même moment, Kalas, Eléonore et Godefroy, honorant les derniers souhaits de Bertrame, se rendent à Bourges pour se mettre au service du dauphin de France, futur Charles VII et l’aider dans sa lutte contre l’Angleterre et Astarzel. La belle-mère du dauphin, Yolande d’Aragon, méfiante, fait enquêter son homme de confiance, le baron Gaspard de Beaupréau, sur le passé des deux Miasmiatiques et maintient nos trois compagnons enfermés dans une aile du château, provoquant l’ire d’Eléonore. Après quelques jours d’enquête, la duchesse d’Anjou Yolande d’Aragon est convaincue de leur sincérité et compte bien utiliser leur potentiel pour faire avancer la cause du royaume de France.  Elle propose alors à son gendre, le dauphin, de les mettre à la tête d’une compagnie de mercenaires pour mener des missions dans tout le royaume et saper l’avancée anglaise. Le dauphin accepte, au grand dam de son Grand Chambellan, l’intrigant Pierre de Giac. Ce dernier voit d’un très mauvais œil l’arrivée des Miasmiatiques à la Cour et cherche à s’en débarrasser.


Kalas, lors de son audition avec Yolande d’Aragon, lui demande si elle connait Tugdual de Giac, l’assassin de sa sœur Eolia. Yolande feint de l’ignorer et promet d’enquêter. Elle n’est pas sans savoir qu’il s’agit du cousin de Pierre de Giac et qu’il est actuellement au service du Grand Chambellan mais elle préfère ne rien révéler à Kalas pour le moment, de peur des conséquences si le Miasmiatique apprend que l’assassin de sa sœur est présent à la Cour du dauphin.


Le premier contact avec les hommes de la compagnie arrive et Eléonore s’inquiète de savoir s’ils accepteront d’être commandés par une femme. Gaspard de Beaupréau renseigne les trois compagnons sur les profils des hommes de la compagnie. Quelques personnalités émergent : Gontrand, le breton glouton, Gaylord, le barde provençal, Gabor, le colosse hongrois et Alphonse, l’érudit. Lors de la première rencontre entre Kalas, Eléonore, Godefroy et les mercenaires, un des soldats se montre insolent et grossier envers Eléonore. Cette dernière, implacable, lui propose un combat et le soldat se retrouve bientôt cloué au sol, la langue arrachée par Falka, le Seigneur animal de la Fille du Vent. La compagnie, bientôt nommée la Compagnie du Loup Gris, fait par la suite pleine allégeance à Eléonore.
La compagnie est organisée en trois corps : les boucliers de Godefroy — axés sur la défense et la puissance brute avec comme pièce maîtresse Gabor, le Hongrois et Gontrand, le Breton — les archers de Kalas — où règnent précision et vélocité et qui comptent dans leurs rangs le barde Gaylord — les voltigeurs d’Eléonore — ode à l’agilité et à la furtivité où excelle notamment Alphonse.

 
Afin d’accroître la renommée de la compagnie, Yolande d’Aragon impose aux Miasmiatiques, à Godefroy et à Gaspard d’organiser une démonstration en plein air des talents de la compagnie pour les dames de la Cour. La compagnie, à grand renforts de feu bleu, de foudre et d’arts miasmiatiques les impressionne. Lors de la présentation, Kalas est troublé par une certaine Eulalie de Bellegarde, comtesse de la Marche. Un diner est organisé par Yolande entre les commandants de la Compagnie, la comtesse de la Marche et Agathe de la Chapelle-Glain, comtesse du Rougé. Le trouble de Kalas pour Eulalie se confirme et semble réciproque. L’attitude de la comtesse du Rougé envers Godefroy la rend détestable aux yeux d’Eléonore et suscite sa jalousie. A l’issue du repas, Kalas, l’air de rien, interroge Gaspard sur Eulalie. Ce dernier lui révèle sa triste histoire : ses époux ont tous connus un sort funeste et le destin semble s’acharner sur elle à tel point que la Cour la nomme la Veuve Noire. L’affection de Kalas pour la comtesse redouble.


                                                                                               ***


24 ans plus tôt, nous est relatée l’histoire de Florie, une jouvencelle qui fuit Paris et les assassins de sa mère. Son père a contracté des dettes de jeux auprès de bandits bien décidés à se faire rembourser de quelque nature que ce soit. Dans sa fuite vers le Nord, Florie s’arrête dans une auberge et fait la rencontre du jeune Bertrand, plus connu sous le nom d’Atlas, l’Inébranlable, Miasmatique au service du roi et disciple d’Adon, le Primus Inter Pares (chef des Miasmiatiques de France) de l’époque. Bertrand sent que la jeune femme cache quelque chose mais lui propose de voyager avec lui et les marchands flamands qu’il escorte, ce qu’elle finit par accepter. En chemin, ils se font attaquer par les bandits sur les traces de Florie et Bertrand se retrouve grièvement blessé en tentant de protéger la jeune femme. Les pleurs de Florie soignent Bertrand et tous deux découvrent ainsi qu’elle est une Miasmiatique. Florie raconte à Bertrand son histoire.


Arrivé dans la baie de Somme, ils repèrent un enfant en train de se noyer. Bertrand saute dans la mer pour le secourir mais il ne sait pas nager et se retrouve impuissant. Florie prend le relais et alors qu’elle s’enfonce dans les tréfonds de l’océan, s’opère sa symbiose avec Lacrima, le Seigneur des lagunes.


Quelques mois plus tard, elle retourne à Paris et, sur l’insistance de Bertrand, fait son entrée au conseil des pairs comme Miasmatique de l’eau. Lors d’un spectacle organisé en l’honneur du roi Charles VI, le frère du roi, Louis d’Orléans, manipulé par une mystérieuse diseuse de bonne aventure ( dont on se demande s’il ne s’agissait pas déjà d’Astarzel), déclenche un feu incontrôlable dans la salle. Plusieurs membres de la Cour décèdent et le roi manque lui-même de brûler. Florie intervient et libère un dragon d’eau à l’aide du miasme, mettant fin à cet étrange incendie. Son art s’accompagne d’une danse gracieuse et d’un chant. A l’issue de cette scène, elle est acclamée au nom de Mizuphel (parole de sa chanson entendue par les nobles) et surnommée la Sirène. Sa renommée ne fera que commencer.


                                                                                                ***


La première mission de la Compagnie se prépare. Eulalie de Bellegarde trouve une excuse pour revoir Kalas avant son départ. En la raccompagnant à la sortie du camp, ils s’échangent un baiser au clair de lune.
La bonne humeur règne dans les rangs de la compagnie pour leur première mission entre les taquineries d’Eléonore envers Kalas et les facéties du barde Gaylord. La Compagnie remporte rapidement d’incroyables succès grâce aux entrainements de ses trois commandants, à la discipline de Gaspard, à la puissance des Miasmiatiques et au sens tactique de Godefroy. La haine de Kalas envers les Anglais est patente. Les prisonniers sont systématiquement torturés. Eléonore n’hésite pas quant à elle à réprimer durement tout écart au sein de la Compagnie et ne fait montre d’aucune pitié. Avec l’aide des bourgeois et paysans du coin, la compagnie parvient à s’emparer de la cité de Nemours.


Les succès de la Compagnie du Loup Gris provoquent la réaction Anglaise. Le duc de Bedford, régent du royaume de France pour le compte du roi anglais Henri VI, dépêche une unité de deux cents cavaliers d’élite contre les Miasmiatiques. Les Anglais mettent à sac les campagnes alentour et prennent en otage des villages entiers pour obliger la Compagnie à sortir de la cité de Nemours. Eulalie de Bellegarde rejoint la Compagnie avec quelques lanciers. Godefroy, Kalas, Eléonore et Gaspard s’accordent pour affronter les Anglais en terrain découvert malgré le déséquilibre des forces. Les stratégies de Godefroy alliés aux arts miasmiatiques du Fils du Cerf et de la Fille du Vent mettent en déroute la cavalerie anglaise.


A Londres, Bedford doute et requiert l’aide de Milady d’Astarzel pour se débarrasser de Kalas et d’Eléonore. Astarzel l’informe que son époux Conrad sans Terre met sur pied une armée invincible qui ne connaît ni la peur ni la douleur : les berserkers rouges. Au prieuré de Bilsington, fief d’Astarzel où elle mène ses sombres expériences, Astarzel commande à Conrad sans Terre, son pantin, de mener les berserkers rouges en France.
La Compagnie est accueillie en fanfare dans la cité de Puiseaux où la population fête l’arrivée des Miasmiatiques et des soldats. Gontrand s’amourache d’une certaine Madeleine. A Puiseaux, la Compagnie reçoit une missive du dauphin Charles leur demandant de rentrer à Chinon. Le roi prévoit de les y récompenser.


A Chinon, le dauphin Charles anoblit Kalas et Eléonore et élève Godefroy et Gaspard au rang de comte et de vicomte, devant la Cour de France. Les compagnons n’ont pas le temps de profiter de leur nouveau statut car Yolande d’Aragon les informe que l’Angleterre rassemble une immense armée. Lors de la cérémonie, les miasmiatiques font la connaissance d’Arthur de Richemont, le frère du duc de Bretagne.


Dès le lendemain de la cérémonie, la Compagnie se met en route vers le Nord de la France, en territoire occupé pour glaner des informations au sujet de l’armée de Bedford, du lieu où les Anglais comptent débarquer et de la cité qu’ils envisagent d’assiéger. Les Miasmiatiques obtiennent toutes les informations lors de la prise de la cité de Saint-Pol : les troupes de Bedford débarqueront par Calais et envisagent d’assiéger Orléans.


De retour à Bourges, Yolande informe les compagnons de la mort du roi Charles VI. Le dauphin Charles pleure son père et devient roi sous le nom de Charles VII. En Angleterre, Henri VI, selon les termes du traité de Troyes, est proclamé roi de France et d’Angleterre. Yolande s’entretient avec Kalas de son enquête sur l’assassin de sa sœur, Tugdual de Giac. Kalas, obnubilé par la vengeance, met la survie du royaume au second plan, provoquant une violente dispute avec Eléonore.


Arthur de Richemont part espionner Pierre de Giac et son cousin Tugdual dans son fief, la Comté.

 
Kalas finit par retrouver la raison et nos trois compagnons rejoignent la cité portuaire de Pornic, à la demande de Madame Yolande, où d’étranges événements se sont produits. Plus aucun pêcheur ne veut prendre la mer, les bateaux se font systématiquement couler sans que l’on sache l’origine de la menace, que tous attribuent au Léviathan.


A Pornic, la comtesse Eulalie les attend et les informe de l’ambiance sinistre qui y règne. Elle leur indique qu’elle a trouvé un marin qui serait prêt à prendre la mer. Le marin en question semble totalement fou mais ils n’ont pas le choix.


Lors de leur sortie en mer, ils finissent par se faire attaquer par une bête incroyablement puissante qui n’est autre que Lacrima, le Seigneur des Lagunes, inconsolable depuis la disparition de Mizuphel, avec qui elle était liée. Kalas parvient à l’apaiser et Lacrima lui enseigne La bénédiction des deux Sirènes, puissant art de soin capable de guérir une armée entière, même du poison. Lacrima lui apprend qu’Astarzel a détruit la source du miasme, les colonnes sacrées des Bushmills, en Irlande. Le miasme s’éteindra à la mort des derniers Miasmiatiques encore en vie.
A leur retour à Bourges, les compagnons apprennent de la bouche de Pierre de Giac que Madame Yolande est gravement malade. Ce dernier leur confie une mission, émanant prétendument du roi. Ils doivent rejoindre les alliés Ecossais pour porter secours à la cité d’Ivry, assiégée par les Anglais. Godefroy soupçonne que le Grand Chambellan leur a confié une mission impossible visant à les faire disparaître ou à les mettre en échec.


Avant de partir pour Ivry, Kalas donne à Gaspard un moyen pour soigner Madame Yolande, s’il parvient à la trouver.
La compagnie, sans Gaspard, part pour Ivry et fait la connaissance des bouillants Ecossais. Ils apprennent en arrivant qu’Ivry s’est rendue aux Anglais. Par un stratagème audacieux de Godefroy, la Compagnie et les Ecossais parviennent toutefois à s’emparer de la cité de Verneuil. 


A Bourges, Pierre de Giac tente de saper la confiance du roi envers les Miasmatiques et Richemont.


A Paris, Bedford, le régent Anglais, furieux, monte une armée pour reprendre Verneuil prestement.
Gaspard informe la Compagnie par message que Madame Yolande est hors de danger et qu’elle a vraisemblablement été empoisonnée. Son lieu de convalescence reste secret.


La bataille de Verneuil se précise. Les Miasmiatiques sont tenus à l’écart. La bataille démarre à l’avantage des Français mais les cavaliers lombards, dirigés par Tugdual de Giac, préfèrent piller les chariots anglais plutôt que de soutenir l’infanterie française. La bataille bascule en faveur des Anglais face à l’indiscipline des Ecossais et des mercenaires étrangers qui composent l’armée française.


Conrad sans Terre intervient avec ses trois cents berserkers rouges. Les Ecossais se font massacrer par ces soldats drogués, qui ne ressentent ni la peur, ni la douleur.


Godefroy affronte Conrad sans Terre et le vainc au prix de graves blessures.
Kalas parvient à réanimer Godefroy. Astarzel s’immisce dans l’esprit du Fils du Cerf et le tourmente. Elle lui révèle notamment que Tugdual de Giac, l’assassin de sa sœur Eolia, menait la cavalerie lombarde et que ce fait lui a été sciemment caché. Kalas entre dans une folie furieuse et déclenche son miasme rouge. Attiré par le miasme de Kalas, le Prince Noir apparaît. La Compagnie fuit dans toutes les directions mais essuie des pertes parmi lesquels Gontrand, le Breton.


Le miasme de Kalas est bloqué par Uros, le Seigneur Ours. Kalas se retrouve sans miasme pour plusieurs jours. Se sentant trahi par le roi, il galope jusqu’à Bourges pour confondre Charles VII. Il y retrouve le roi en plein ébat avec une de ses maîtresses, l’insulte et le menace. Alerté par le tumulte, Pierre de Giac fait intervenir la garde et enferme Kalas dans les oubliettes en n’oubliant pas de le droguer lourdement. Eulalie de Bellegarde, apprenant la nouvelle, s’enfuit du château pour informer Madame Yolande du péril dans lequel se trouve le Miasmiatique.


Madame Yolande, accompagnée de Richemont, informe Eléonore et Godefroy de la captivité de Kalas et leur propose de plaider la cause du Miasmiatique auprès du roi. Persuadé de l’échec de la diplomatie de Madame Yolande, Arthur de Richemont s’entretient secrètement avec Eléonore et Godefroy et leur propose plutôt d’organiser l’évasion de Kalas, sans en informer Yolande ni Gaspard. Les compagnons parviennent à sortir Kalas des cachots et à s’évader pendant que Yolande parlemente avec le roi.


Hors-la-loi, la Compagnie du Loup Gris, avec le concours de Richemont, mène une campagne personnelle dans le fief de Pierre de Giac pour s’emparer du Grand Chambellan et se débarasser de Tugdual de Giac. Les exactions de Giac dans le comté sont telles que la population rejoint rapidement la cause de Kalas. La Compagnie diffuse allègrement les récits des sévices, viols et tortures infligés par Tugdual à une famille entière de paysans, les Chabanier, dont seul subsiste Marguerite, jouvencelle de treize ans. La Compagnie, en obligeant la population à s’insurger, s’empare de Vic-le-Comte où les Giac se sont retranchés.


Kalas assouvit sa vengeance sur Tugdual et Richemont noie le Grand Chambellan. L’horizon de Kalas se libère et il demande Eulalie en mariage, laquelle accepte avec joie.


Lors de la cérémonie du mariage, une certaine Marie Robine, oracle d’Avignon, parvient à convaincre le Miasmiatique du péril imminent dans lequel se trouve le roi. Les compagnons chevauchent sans se retourner jusqu’à la Cour du roi. 


A Chinon, la favorite du roi, espionne au service d’Astarzel, empoisonne le vin servi au roi et aux convives et tente d’assassiner Madame Yolande. Gaspard s’interpose entre l’assassin et Madame Yolande mais prend un coup mortel. La Cour et le roi, empoisonnés, vomissent et convulsent. Arrivé à temps, Kalas exécute son nouvel art confié par Lacrima : la bénédiction des deux Sirènes et parvient à sauver le roi et la noblesse mais il est trop tard pour Gaspard.
Quelques jours plus tard, l’oracle d’Avignon divulgue à Kalas la vérité sur ses parents : sa mère est Mizuphel et son père Atlas. Ses parents l’avaient appelé Matthieu et l’ont confié à la famille de l’herboriste d’Hardinghen de peur que le Conseil des Pairs et notamment Adon, le Primus Inter Pares, ne se débarrasse du nourrisson compte tenu de l’interdiction faite aux Miasmiatiques d’enfanter.


L’oracle d’Avignon dévoile ensuite sa prophétie au roi. Ce dernier apprend qu’il doit chercher une certaine Fille Dieu venue des Marches de Lorraine et que Kalas devra se sacrifier pour lui. Le roi refuse de sacrifier le Miasmiatique et informe ce dernier des termes de la prophétie. Une amitié sincère naît entre les deux hommes face à l’adversité. 


L’ouvrage se termine avec l’hommage rendu par la Compagnie au capitaine Gaspard et sur le chagrin digne de Madame Yolande qui nourrissait en secret des sentiments réciproques pour le défunt vicomte.
   

bottom of page